Bitcoin : Un expert prédit un effondrement total, voici la date exacte
Justin Bons, fondateur de CyberCapital, vient de jeter un pavé dans la mare en annonçant la mort programmée du Bitcoin d'ici 7 à 11 ans. Selon son analyse du « budget de sécurité », la reine des cryptomonnaies se dirige inévitablement vers un scénario catastrophe où le réseau deviendrait vulnérable aux attaques massives.
Le compte à rebours est lancé : 7 à 11 ans avant le crash ?
Alors que le marché crypto tente de maintenir sa dynamique Bullish, une voix dissonante et respectée dans l’industrie vient de publier une thèse alarmiste qui fait grand bruit. Justin Bons, CIO de CyberCapital et critique fréquent du modèle de mise à l’échelle du Bitcoin, affirme que la structure économique du BTC est insoutenable à moyen terme. Son verdict est sans appel : sans changement radical, le Bitcoin s’effondrera sous le poids de son propre modèle de sécurité.
Dans une note détaillée publiée sur X, Justin Bons expose un calendrier précis. Selon lui, le Bitcoin entrera dans une phase critique d’ici 7 à 11 ans. Cette période correspond aux deux ou trois prochains cycles de Halving.
Pour rappel, le Halving est ce mécanisme codé dans le protocole qui divise par deux la récompense des mineurs tous les quatre ans environ. Si cet événement est historiquement le catalyseur de chaque Bull run massif, Bons y voit paradoxalement la cause de la future perte du Bitcoin.
L’expert explique que la sécurité du réseau repose sur les revenus des mineurs (le « Security Budget »). À mesure que les récompenses de bloc (la subvention) diminuent, elles doivent impérativement être compensées par les frais de transaction (fees). Or, selon Bons, le modèle actuel ne permettra pas cette transition en douceur.
L’équation impossible du « Budget de Sécurité »
Le cœur de l’argumentaire repose sur une réalité mathématique simple mais brutale. Pour que le réseau reste sécurisé face à des attaquants étatiques ou institutionnels, le coût d’une attaque doit rester prohibitif. Ce coût est directement lié aux revenus des mineurs.
Justin Bons identifie deux seules issues pour maintenir ce budget de sécurité, et les juge toutes deux irréalistes dans la configuration actuelle :
- Scénario 1 : Le prix du Bitcoin double tous les 4 ans indéfiniment. Cela permettrait de compenser la division par deux des récompenses. Cependant, une telle croissance exponentielle finirait par dépasser le PIB mondial en quelques décennies, ce qui est économiquement impossible.
- Scénario 2 : Les frais de transaction explosent. Pour compenser la baisse des récompenses, les utilisateurs devraient payer des frais astronomiques. Mais dans un marché concurrentiel où des blockchains comme Solana ou Avalanche offrent des frais minimes, les utilisateurs fuiraient le réseau, provoquant une chute de l’activité et donc des revenus.
Si ni le prix ni les frais ne suffisent, le Hashrate (puissance de calcul) finira par chuter, rendant le réseau vulnérable.
Vers des attaques à 51% rentables ?
C’est ici que la prédiction devient effrayante pour les HODlers. Bons estime que d’ici une décennie, le coût pour mener une attaque des 51% sur le Bitcoin pourrait devenir dérisoire par rapport aux gains potentiels.
Il décrit un futur où un attaquant pourrait dépenser quelques millions de dollars pour paralyser le réseau, censurer des transactions ou effectuer des « double-spends » (dépenser deux fois les mêmes cryptos), tout en pariant à la baisse (short) sur le marché pour empocher des milliards lors de la panique qui s’ensuivrait.
Contrairement à l’idée reçue que le Bitcoin est inattaquable, la baisse programmée des incitations aux mineurs pourrait transformer la forteresse numérique en château de cartes. « La sécurité va inévitablement décliner jusqu’à ce que les attaques deviennent profitables », prévient-il.
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