Une porte ouverte aux cryptos pour moderniser l’économie en Iran
L’Iran a longtemps adopté une approche répressive envers les crypto-monnaies. Aujourd’hui, ce temps semble révolu. Désormais, la Banque centrale d’Iran supervise en effet une régulation stricte. Cette dernière vise à intégrer ces technologies dans le cadre économique du pays. Selon Abdolnaser Hemmati, ministre de l’Économie :
« L’objectif est de tirer parti des opportunités offertes par les monnaies numériques tout en minimisant les risques associés ».
En 2022, l’Iran a enregistré un taux de chômage des jeunes dépassant les 23 %. Il s’agit d’une statistique alarmante dans une économie frappée par les sanctions internationales. La régulation crypto pourrait donc créer des opportunités d’emplois. Mais pas que ! Elle devrait aussi dynamiser les secteurs innovants.
Note : Le marché mondial des crypto-actifs a atteint environ 1 100 milliards de dollars en 2023. Il offre ainsi des perspectives intéressantes pour un pays en quête de diversification économique.
Le plan du gouvernement ne se limite pas à l’emploi. L’Iran souhaite également positionner les technologies blockchain au cœur de sa transformation numérique. Cette démarche pourrait :
- améliorer la transparence des transactions,
- renforcer la confiance des investisseurs locaux et internationaux (malgré les défis économiques et politiques).
La crypto comme réponse aux sanctions internationales ?
Les sanctions internationales imposées à l’Iran ont considérablement réduit ses capacités à effectuer des transactions financières sur le marché mondial. En réponse, les crypto-monnaies apparaissent comme une solution pour contourner ces restrictions. Ces actifs numériques permettent des paiements transfrontaliers sans passer par les systèmes bancaires traditionnels, souvent bloqués par des embargos.
Selon un rapport récent, l’Iran pourrait économiser plusieurs milliards de dollars en adoptant les monnaies numériques comme outil de commerce extérieur. Déjà, le pays a exploré l’utilisation des crypto-actifs pour importer des biens essentiels (y compris des équipements industriels) malgré les limitations imposées par les grandes puissances.
Cependant, des défis majeurs subsistent. La volatilité des crypto-monnaies représente en effet un risque économique significatif. Par exemple, le Bitcoin (souvent utilisé dans ce type de transactions) a vu son prix fluctuer entre 15 000 $ et 70 000 $ au cours des trois dernières années.
Ce n’est pas tout ! La cybersécurité reste aussi un enjeu crucial pour protéger les plateformes iraniennes contre les cyberattaques. Ces dernières pourraient compromettre cette transition.
L’adoption des crypto monnaies pour une intégration économique mondiale
En adoptant une stratégie axée sur les crypto-monnaies, l’Iran cherche également à se rapprocher des tendances économiques mondiales. À titre d’exemple, des pays comme El Salvador ont déjà fait de ces actifs numériques un outil stratégique pour leur développement économique.
Certes, l’Iran n’ira pas jusqu’à adopter la crypto comme monnaie officielle. Pour l’heure, l’idée de réglementer son utilisation. Ce qui reflète une volonté de modernisation.
La Banque centrale d’Iran prévoit d’introduire des cadres législatifs favorisant un usage responsable des cryptos. En amont, elle surveillera étroitement les transactions pour éviter les abus tels que le blanchiment d’argent.
Selon certaines estimations, le volume des transactions crypto en Iran pourrait atteindre 10 milliards de dollars par an si un écosystème favorable est mis en place.
L’innovation se retrouve aussi au cœur de cette stratégie. En exploitant les technologies blockchain, l’Iran pourrait en effet attirer des investisseurs étrangers intéressés par des projets locaux.
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