Bitcoin pourrait encore crasher selon le prophète de Wall Street Michael Green
Michael Green, surnommé le “prophète de Wall Street”, relance la panique : selon lui, Bitcoin n’a pas encore terminé sa chute. Entre pression macro, liquidations potentielles et risques systémiques liés aux ETF, son analyse tranche avec l’optimisme actuel du marché. Faut-il vraiment craindre un nouveau krach ? Ou s’agit-il d’un scénario alarmiste comme on en voit souvent en période de volatilité ? Voici ce que révèle son avertissement — et pourquoi il fait autant de bruit.
L’échec du Bitcoin comme système de paiement peer-to-peer
Green revient sur la promesse initiale du whitepaper de Satoshi Nakamoto : créer un système de paiement décentralisé permettant de contourner les institutions bancaires. « Le Bitcoin s’est marketé comme plusieurs choses différentes pour attirer les investisseurs à divers moments, » explique-t-il. Pour autant, le résultat est sans équivoque. Les statistiques on-chain le confirment : le volume de transactions réelles pour des achats ou des paiements peer-to-peer reste dérisoire. Il l’est d’autant plus comparé à l’activité spéculative sur les exchanges.
Mike Green (@profplum99) embraced bitcoin early but now he doesn't see it as an asset that democratizes wealth.
He shared his latest thoughts on $BTC, and why it could end like a winner-take-all Monopoly game. pic.twitter.com/vIezLbNnuD
L’investisseur souligne un paradoxe fondamental. Certes, le réseau Bitcoin traite environ 300 000 transactions par jour. Pour autant, la majorité concerne du trading spéculatif ou des mouvements entre plateformes. Le nombre de paiements marchands ou de transferts peer-to-peer pour des biens et services réels demeure marginal, même après quinze ans d’existence du protocole.
Ce constat rejoint les observations de nombreux analystes on-chain qui notent une baisse continue de l’activité de paiement depuis 2017. Les frais de transaction élevés lors des périodes de congestion et la volatilité du prix rendent le BTC peu pratique pour des transactions quotidiennes. Lightning Network, censé résoudre ce problème, reste sous-utilisé avec seulement 5 000 BTC de capacité totale.
Achetez uneLedger pendant le Black Friday et bénéficiez de remises exceptionnelles. Les wallets comme Ledger vous protègent contre les hacks et protègent vos fonds. Un outil essentiel quand on investit dans la crypto. Obtenez votre remise dès maintenant (offre à durée limitée) :
Bitcoin détruit la création monétaire nécessaire à l’économie
La critique la plus technique de Green porte sur l’impossibilité de créer du crédit dans un système Bitcoin. L’investisseur fait la distinction entre l’impression monétaire d’urgence des gouvernements et le crédit bancaire quotidien. « Lorsqu’une banque accorde un prêt de 1 000 €, elle crée simplement un nouveau compte qui contient 1 000 € ». Cette expansion monétaire via le crédit bancaire constitue le fondement du système économique moderne.
Bitcoin élimine cette possibilité par design. Son plafond fixé à 21 millions d’unités empêche toute création monétaire additionnelle. Les banques ne peuvent pas émettre de nouveaux BTC via des prêts, contrairement aux monnaies fiat où le crédit expanse la masse monétaire. « Aucun nouvel argent ne peut être créé. Il n’y a pas de capacité de pardon des erreurs dans ce type de cadre, » argue Green.
Cette rigidité monétaire crée des taux d’intérêt et des spreads de crédit prohibitifs pour une économie réelle fonctionnelle. Les quelques plateformes de prêt en BTC affichent des taux bien supérieurs aux marchés traditionnels, avec des exigences de collatéralisation massives pour compenser l’absence de création monétaire élastique. Le marché DeFi sur Bitcoin reste embryonnaire comparé à Ethereum, précisément à cause de ces limitations structurelles.
Un jeu de Monopoly où le dernier arrivé perd systématiquement
L’argument le plus radical de Green concerne la distribution et l’équité intergénérationnelle. « Parce que nous avons une quantité finie de Bitcoin, cela signifie que tout le monde né après la sortie du BTC se retrouve en déficit, » affirme-t-il. Cette dynamique crée un système où les early adopters accumulent un avantage insurmontable sur les nouveaux entrants.
Green compare cette situation au système féodal du XIVe siècle : « Un serf vivant sur des terres qui ne lui appartenaient pas et auxquelles il n’aurait jamais accès. » Dans un monde hypothétique où Bitcoin deviendrait la monnaie dominante, chaque génération suivante partirait avec un désavantage croissant face aux détenteurs historiques. Les données montrent que environ 2% des adresses contrôlent 95% de l’offre totale de BTC, une concentration inégalée dans l’histoire monétaire.
L’analogie avec le Monopoly illustre parfaitement cette dynamique. « Vous ne pouvez pas ajouter de nouveaux joueurs pendant que le jeu se déroule, car ils vont perdre très rapidement. Comment se termine chaque partie de Monopoly ? Quelqu’un gagne. Avec un seul gagnant. » Cette structure winner-takes-all contredit fondamentalement l’objectif d’un système monétaire fonctionnel, qui doit faciliter les échanges plutôt que concentrer la richesse.
Green, qui se décrit comme un précurseur du Bitcoin ayant initialement trouvé le concept « vraiment intéressant » a radicalement changé de position après avoir simulé les implications à long terme du système. Sa conclusion est que Bitcoin ne peut fonctionner ni comme monnaie d’échange, ni comme réserve de valeur équitable, mais seulement comme un actif spéculatif créant une inégalité structurelle croissante.
Passionné par le monde de la crypto, il explore l’écosystème blockchain pour en extraire l’essentiel. Grâce à son expertise en SEO et en rédaction web, il transforme l’actualité et les analyses techniques en contenus digestes et impactants. Son objectif ? Aider les investisseurs à mieux comprendre les opportunités et les défis du marché crypto.
AVIS DE NON RESPONSABILITÉ
Cet article est publié à titre indicatif et ne doit pas être considéré comme un conseil en investissement. Certains des partenaires présentés sur ce site peuvent ne pas être régulés dans votre pays. Il est de votre responsabilité de vérifier la conformité de ces services avec les régulations locales avant de les utiliser.
Attention aux risques : La négociation de crypto-monnaies et d’instruments financiers comporte des risques élevés, notamment la perte partielle ou totale de votre capital, et peut ne pas convenir à tous les investisseurs en raison de la forte volatilité des marchés et des facteurs économiques, politiques ou réglementaires pouvant influencer les prix. Avant d’investir, vous devez évaluer attentivement vos objectifs, votre niveau d’expérience et votre tolérance au risque, et consulter un conseiller financier indépendant si nécessaire. Les informations publiées sur InvestX.fr et sur l’application InvestX sont fournies à titre informatif et ne constituent pas des conseils en investissement. InvestX décline toute responsabilité concernant l’exactitude ou l’utilisation des informations diffusées, et rappelle que certains partenaires présentés sur le site peuvent ne pas être régulés dans votre juridiction, ce qu’il vous appartient de vérifier avant toute utilisation de leurs services.