Kraken annonce l'arrivée prochaine de la société derrière Claude
Le compte officiel de Kraken (@krakenfx) a annoncé sur X, le 6 novembre 2026, que « la société derrière Claude » entre en Bourse et arrivera « bientôt » sur sa plateforme, selon un message rédigé en anglais.

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Le compte officiel de Kraken annonce une introduction en Bourse
Le compte officiel de Kraken (@krakenfx) a publié sur X, le 6 novembre 2026, un message de deux phrases : « The company behind Claude is going public. And it's coming to Kraken soon. » Traduit de l'anglais : « La société derrière Claude entre en Bourse. Et elle arrive bientôt sur Kraken. »
The company behind Claude is going public.
And it’s coming to Kraken soon. https://x.com/krakenfx/status/2118493568507539480/photo/1
Le message de Kraken porte sur deux points distincts : l'introduction en Bourse d'une société, puis une mise à disposition future sur Kraken. L'annonce émane de Kraken et non de la société citée.
Le message de Kraken ne nomme pas la société, ne précise pas la forme du produit proposé (action classique, version tokenisée, c'est-à-dire représentée par un jeton numérique, ou autre instrument), ne donne pas de date au-delà du mot « bientôt » et n'indique pas dans quels pays il sera accessible.
Seuls les prestataires autorisés au titre de MiCA peuvent opérer en France
Selon l'Autorité des marchés financiers (AMF), le 1er juillet 2026 a clos la période de transition entre le régime français et le régime européen harmonisé issu du règlement sur les marchés de crypto-actifs (MiCA). Dans sa page d'information du 27 juillet 2026, l'AMF écrit que « seuls les prestataires de services sur crypto-actifs (PSCA) autorisés peuvent rendre des services sur cryptos en France ».
Une page de l'AMF du 23 juin 2026, qui relaie une déclaration de l'Autorité européenne des marchés financiers (ESMA), rappelle que les entités établies hors de l'Union européenne ne peuvent pas fournir de services sur crypto-actifs à des clients de l'Union. La seule dérogation mentionnée est l'exemption limitée dite de « sollicitation inversée ». Le message de Kraken ne précise pas quelle entité de Kraken proposerait l'offre ni si celle-ci serait accessible en France.
Le dossier de l'AMF consacré à MiCA, daté du 2 août 2024, précise que les instruments financiers, dont les actions, inscrits au moyen d'une technologie de registres distribués restent soumis à la réglementation européenne préexistante et ne sont pas des crypto-actifs couverts par MiCA. Le message de Kraken ne précise pas le cadre applicable à l'offre annoncée.
Les protections de MiCA ne couvrent que l'entité autorisée dans l'Union
D'après la page de l'AMF du 23 juin 2026 consacrée à la déclaration de l'ESMA, les protections prévues par MiCA s'appliquent uniquement à l'entité juridique autorisée dans l'Union européenne. Les sociétés affiliées à cette entité, comme celles autorisées hors de l'Union, n'en bénéficient pas. L'ESMA, citée par l'AMF, demande aux épargnants de vérifier avec quelle entité ils ont contracté.
L'AMF tient une liste blanche des prestataires autorisés ou agréés à fournir en France des services sur crypto-actifs. Le régulateur y indique que ces agréments « ne constituent pas une incitation à investir » dans des placements qu'il décrit comme restant « par nature très risqués ».
Questions fréquentes
Kraken a-t-elle précisé quelle société entre en Bourse dans son message du 6 novembre ?
Non, le message ne nomme pas la société. Le compte officiel de Kraken (@krakenfx) a publié sur X, le 6 novembre 2026, deux phrases en anglais : « The company behind Claude is going public. And it's coming to Kraken soon. » Traduit de l'anglais : « La société derrière Claude entre en Bourse. Et elle arrive bientôt sur Kraken. » Le message désigne la société seulement par cette périphrase, et le texte du message publié ne contient ni date autre que « soon » (bientôt), ni pays d'accès, ni forme du produit proposé.
Les instruments financiers inscrits sur registre distribué relèvent-ils de MiCA ?
Non. Selon le dossier thématique de l'Autorité des marchés financiers (AMF) sur MiCA, daté du 2 août 2024, les instruments financiers (actions, obligations, parts ou actions d'OPCVM notamment) inscrits au moyen de technologie de registres distribués demeurent soumis à la réglementation européenne préexistante. Ils ne sont pas des crypto-actifs couverts par le règlement MiCA, en droit français comme dans les autres États membres de l'Union européenne. Le dossier précise que MiCA exclut de son périmètre les crypto-actifs répondant à la qualification d'instruments financiers, et que des orientations de l'Autorité européenne des marchés financiers (ESMA) en précisent les critères.
Quels prestataires de services sur crypto-actifs l'AMF a-t-elle ajoutés à sa liste blanche récemment ?
Selon la liste blanche des prestataires de services sur crypto-actifs (PSCA) publiée par l'Autorité des marchés financiers (AMF), l'entrée la plus récente est Webull Securities (Europe) B.V., avec une date d'autorisation du 1er novembre 2026. Elle propose la conservation et l'administration de crypto-actifs ainsi que la réception et la transmission d'ordres. Viennent ensuite MEGE zweite GmbH (23 octobre 2026), FF Digital Ltd (15 octobre 2026) et YouHodler Italy S.r.l. (12 octobre 2026). L'AMF indique que ces agréments ne constituent pas une incitation à investir dans des placements qui restent par nature très risqués.
Que doivent faire les prestataires crypto sans autorisation MiCA depuis le 1er juillet 2026 ?
Ils doivent avoir cessé leurs services. Selon la page de l'Autorité des marchés financiers (AMF) du 23 juin 2026 relayant une déclaration de l'ESMA, toute entité fournissant des services sur crypto-actifs à des clients de l'Union européenne sans autorisation MiCA doit cesser ces activités au 1er juillet 2026. Les prestataires non autorisés devaient avoir mis en œuvre un plan de sortie ordonnée, par exemple en transférant les crypto-actifs vers un prestataire autorisé ou un portefeuille auto-hébergé, avec un préavis aux clients. L'ESMA précise aussi que les prestataires autorisés ne peuvent pas externaliser certains services, notamment la conservation de crypto-actifs, à des sociétés non autorisées.
Sources
- Kraken (@krakenfx) sur XKraken · Source officielle · primaire · 6 novembre 2026
- MiCA – dossier thématiqueAutorité des marchés financiers · Régulateur
- End of the MiCA transitional period: ESMA sets out its expectations for professionals and warns retail investorsAMF · Régulateur · 23 juin 2026
- Entrée en application du règlement européen MiCA : quelles conséquences pour les détenteurs de cryptos ?Autorité des marchés financiers · Régulateur
- Liste blanche des prestataires de services sur crypto-actifs (PSCA) agréésAMF · Régulateur
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