La SEC accuse BG Wealth et DSJ Exchange d'une fraude de 130 M$
La Securities and Exchange Commission (SEC) a annoncé le 29 octobre 2026 poursuivre BG Wealth Sharing et DSJ Exchange. Les deux sociétés sont accusées d'avoir levé plus de 130 millions de dollars auprès de dizaines de milliers de particuliers grâce à de faux documents déposés auprès de la SEC.

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La SEC poursuit deux sociétés du Colorado exploitées depuis l'étranger
La SEC, l'autorité fédérale américaine des marchés financiers, a annoncé le 29 octobre 2026 dans son communiqué n° 2026-110 des poursuites contre BG Wealth Sharing Ltd et DSJ Exchange Pty Ltd, deux entités immatriculées dans le Colorado mais dirigées depuis l'étranger.
Selon la plainte de la SEC, BG Wealth et DSJ Exchange recrutaient des particuliers pour un prétendu « wealth-sharing program » (programme de partage des gains), en promettant des rendements « extraordinary, risk-free » (extraordinaires et sans risque, traduit de l'anglais) tirés de « signals », des signaux de trading sur crypto-actifs.
Le communiqué de la SEC chiffre ainsi le dispositif présumé :
| Donnée | Valeur | Date | Source |
|---|---|---|---|
| Fonds levés | Plus de 130 millions de dollars | Communiqué du 29 octobre 2026 | SEC |
| Investisseurs concernés | Dizaines de milliers de particuliers | Communiqué du 29 octobre 2026 | SEC |
| Localisation des investisseurs | Pour beaucoup, plus de 40 États et plusieurs territoires américains | Communiqué du 29 octobre 2026 | SEC |
| Période des faits allégués | D'au moins octobre 2025 à juin 2026 | Communiqué du 29 octobre 2026 | SEC |
De faux formulaires ADV et D présentés comme un agrément de la SEC
D'après la SEC, BG Wealth se présentait comme le plus grand fonds spéculatif (hedge fund) du monde, enregistré auprès de la SEC comme conseiller en investissement. BG Wealth affirmait aussi travailler avec DSJ Exchange, décrite comme une plateforme de trading crypto agréée et sécurisée. La SEC résume : « None of that was true » (rien de tout cela n'était vrai, traduit de l'anglais).
La plainte de la SEC reproche aux deux sociétés d'avoir déposé auprès de l'autorité des formulaires Form ADV et Form D mensongers, consultables par le public et transmis aux investisseurs comme preuve supposée d'une autorisation ou d'une approbation de la SEC. Selon le communiqué, le Form ADV de BG Wealth et le Form D de DSJ Exchange ont depuis été retirés du site de la SEC.
Laura D'Allaird, cheffe de la Cyber and Emerging Technologies Unit de la division Enforcement de la SEC, indique que les défendeurs exhibaient de faux certificats au sceau de la SEC et versaient des paiements périodiques à certains investisseurs, « a Ponzi-like tactic » (une tactique de type Ponzi, traduit de l'anglais), tout en détournant le reste des fonds.
La plainte de la SEC vise les dispositions antifraude du droit boursier américain
La plainte de la SEC, déposée devant l'United States District Court for the Northern District of California, reproche aux deux sociétés d'avoir enfreint les dispositions antifraude du Securities Act de 1933 et du Securities Exchange Act de 1934. BG Wealth est aussi poursuivie au titre des sections 204(a) et 207 de l'Investment Advisers Act de 1940.
La SEC réclame contre les deux défenderesses des injonctions permanentes, la restitution des gains (« disgorgement ») assortie d'intérêts et des pénalités civiles.
Le communiqué de la SEC ne précise ni le montant des pénalités et de la restitution demandées, ni le calendrier de la procédure.
En France, l'AMF renvoie à sa liste blanche des PSCA autorisés
Selon une page de l'Autorité des marchés financiers (AMF) publiée le 27 juillet 2026, la période de transition vers le régime européen MiCA a pris fin le 1er juillet 2026. Depuis cette date, seuls les prestataires de services sur crypto-actifs (PSCA) autorisés peuvent rendre des services sur crypto-actifs en France.
Sur cette même page, l'AMF avertit que le dépôt d'un dossier d'autorisation PSCA « ne garantit pas l'aboutissement de la démarche » et renvoie aux seules sociétés inscrites sur sa liste blanche, régulièrement mise à jour. Dans l'affaire décrite par la SEC, c'est aussi un document déposé auprès d'un régulateur qui servait, selon la plainte, de preuve d'approbation.
Les listes noires de l'AMF recensent des acteurs non autorisés, dont une catégorie « Usurpation » pour ceux qui se font passer pour un acteur régulé. Parmi les signaux d'alerte, l'AMF cite la promesse de « rendements très élevés et sans risque », proche des rendements « risk-free » que la SEC attribue à BG Wealth et DSJ Exchange.
L'AMF renvoie aussi au service I-SCAN, qui donne accès aux listes noires de régulateurs étrangers, en précisant qu'une société non autorisée dans un pays peut l'être dans un autre. Le communiqué de la SEC ne mentionne pas d'investisseurs situés en France ou en Europe.
Questions fréquentes
Que reproche la SEC à BG Wealth Sharing et DSJ Exchange ?
Selon le communiqué n° 2026-110 de la Securities and Exchange Commission (SEC) du 29 octobre 2026, BG Wealth Sharing Ltd et DSJ Exchange Pty Ltd, deux entités immatriculées dans le Colorado mais dirigées depuis l'étranger, auraient monté un schéma frauduleux. La SEC affirme qu'elles ont utilisé de faux dépôts auprès d'elle pour renforcer la confiance dans leur programme et lever plus de 130 millions de dollars auprès de dizaines de milliers de particuliers. Selon la plainte, elles promettaient des rendements « extraordinary, risk-free » (extraordinaires et sans risque, traduit de l'anglais) issus de « signals » de trading sur crypto-actifs. Il s'agit d'accusations de la SEC, et non d'une décision de justice.
Comment BG Wealth et DSJ Exchange ont-elles utilisé de faux formulaires auprès de la SEC ?
D'après le communiqué de la SEC du 29 octobre 2026, la plainte allègue que les deux sociétés ont soumis de faux formulaires Form ADV et Form D à l'autorité. Ces documents étaient consultables par le public et partagés avec les investisseurs comme prétendue preuve que la SEC les avait autorisées ou approuvées. BG Wealth se disait aussi le plus grand fonds spéculatif du monde, enregistré auprès de la SEC comme conseiller en investissement, et partenaire de DSJ Exchange, présentée comme plateforme de trading crypto agréée et sécurisée. La SEC écrit : « None of that was true ». Le Form ADV de BG Wealth et le Form D de DSJ Exchange ont depuis été retirés du site de la SEC.
Quelles sanctions la SEC demande-t-elle contre BG Wealth et DSJ Exchange ?
Selon le communiqué de la SEC du 29 octobre 2026, la plainte est déposée devant l'United States District Court for the Northern District of California. Contre les deux défenderesses, la SEC demande des injonctions permanentes, la restitution des gains (« disgorgement ») avec intérêts et des pénalités civiles. Contre BG Wealth, elle réclame aussi des injonctions encadrant son comportement futur. Les deux sociétés sont poursuivies pour violation des dispositions antifraude du Securities Act de 1933 et du Securities Exchange Act de 1934. BG Wealth l'est en outre au titre des sections 204(a) et 207 de l'Investment Advisers Act de 1940. Il s'agit de demandes de la SEC, pas de sanctions prononcées.
Depuis quand seuls les prestataires de services sur crypto-actifs autorisés peuvent-ils opérer en France ?
Selon la page de l'Autorité des marchés financiers (AMF) publiée le 27 juillet 2026, le 1er juillet 2026 a marqué la fin de la période de transition du régime français vers le régime européen MiCA. Depuis cette date, seuls les prestataires de services sur crypto-actifs (PSCA) autorisés peuvent rendre des services sur cryptos en France. L'AMF précise que le dépôt d'un dossier d'autorisation ne garantit pas l'aboutissement de la démarche et invite à ne se fier qu'aux sociétés figurant sur sa liste blanche, régulièrement mise à jour.
Sources
- Two Entities Charged in $130 Million Fraud Scheme That Used False SEC Filings to Boost Investor Confidencesec.gov · Régulateur · primaire
- Listes noires des sociétés et sites non autorisésAutorité des marchés financiers · Régulateur
- Entrée en application du règlement européen MiCA : quelles conséquences pour les détenteurs de cryptos ?Autorité des marchés financiers · Régulateur
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